Recette pour un drone 100 % autonome

Ces aéronefs seront bientôt capables de reconnaître les objets et de prendre des décisions en un instant.

Utilisation d'un oiseau drone sur la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan.Utilisation d’un oiseau drone sur la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan.

Les drones autonomes sont aujourd’hui assez sophistiqués pour effectuer des manœuvres d’appontage sur un porte-avions en mouvement. Mais placez un obstacle imprévu et c’est le crash. Des spécialistes en biologie et en robotique tentent à présent d’apprendre aux drones à éviter les obstacles en vol. Dotés d’un budget de 7,5 millions de dollars[5,7 millions d’euros] par le Bureau de la recherche navale de la marine américaine [Office of Naval Research], ils ont pour objectif de concevoir un engin autonome capable d’évoluer à plus de 55 km/h dans une ville inconnue ou une forêt. 

Utilisation d’un oiseau drone en Afghanistan

Pour ce faire, les chercheurs se sont inspirés des pigeons. En vol, ces oiseaux estiment la distance qui les sépare des objets en face d’eux en procédant à un traitement rapide d’images floues, exactement comme un drone devrait le faire. Mais, surtout, ils sont capables de prendre des décisions au tout dernier moment. 

La première étape consiste à apprendre aux robots à distinguer un obstacle d’un espace vide. Yann LeCun, professeur d’informatique et de neurologie à l’Université de New York, est responsable des travaux sur la vision du drone. L’idée consiste à imiter le traitement en parallèle et ultraefficace du cortex visuel humain, qui nous permet de classer les objets. 

Drew Bagnell et Martial Hebert –  études sur des algorithmes

Les scientifiques devront ensuite apprendre au drone à prendre des décisions. Cela implique de s’attaquer au problème de l’ambiguïté inhérente aux informations visuelles, autrement dit comment décider si tel groupe de pixels représente une branche d’arbre ou une ombre. Drew Bagnell et Martial Hebert, roboticiens à l’université Carnegie Mellon,travaillent sur des algorithmes qui devront aider les drones à traiter les ambiguïtés visuelles de la même manière que les êtres humains : en se basant sur des suppositions logiques. “Ils seront capables de dire : ‘Je suis sûr à 99 % qu’il y a un arbre à 12 ou 13 mètres’et de prendre la décision qui s’impose”, explique Bagnell. 

Vol d’un drone autonome

Il faudra ensuite apprendre au drone à voler. Russ Tedrake, roboticien au Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Boston, utilise déjà des caméras de capture de mouvement pour modéliser les manœuvres qu’il aura besoin d’effectuer.

Un cour de robotique de Russ Terake

 

Source : Courrier InternationalPopular Science | Andrew Rosenblum | 17 janvier 2013

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