Une molécule issue du cholestérol aux propriétés anticancéreuses

Des chercheurs de l’Inserm viennent de découvrir la dendrogénine A, une molécule dérivée du cholestérol qui pourrait être utilisée pour le traitement de certains cancers.

 

La dendrogénine A pourrait notamment servir de traitement contre le cancer du sein.

 

 

Si le cholestérol en trop grande quantité dans l’organisme est bien connu pour ses effets néfastes sur la santé, une découverte pourrait bien réhabiliter sa réputation. Selon des chercheurs de l’Inserm, l’une de ses molécules aurait des propriétés insoupçonnables contre le cancer. Du nom de dendrogénine A, elle serait capable de s’attaquer aux cellules tumorales qui se développent dans l’organisme.

« Cette molécule, que l’on peut trouver chez tous les mammifères, n’avait jamais été mise en évidence jusqu’ici », explique à MetroSandrine Silvente-Poirot, coauteur de l’étude. « On s’est rendu compte qu’elle était beaucoup moins présente chez les personnes atteintes d’un cancer, ce qui laisse penser qu’elle est très importante pour le système immunitaire ». Partant de ce principe, les chercheurs l’ont synthétisée avant de l’administrer à des souris atteintes de tumeurs cancéreuses.

De la molécule au traitement

Résultat : la dendrogénine A a bel et bien réduit les tumeurs des rongeurs, prolongeant ainsi leur espérance de vie. Les travaux, publiés dans la revue Nature Communication, affirment que son administration a permis aux scientifiques de contrôler la prolifération des cellules cancéreuses. « Nos résultats suggèrent que cette molécule inhibe la croissance des tumeurs en reprogrammant les cellules nocives pour qu’elle redevienne ‘normale' », ajoute Sandrine Silvente-Poirot.

À terme, les chercheurs espèrent bien utiliser cette molécule pour élaborer un traitement contre plusieurs types de cancers à l’instar de celui qui touche le sein, où la dendrogénine A est particulièrement absente. Des études sont d’ores et déjà lancées pour trouver la meilleure voie d’injection (voie orale ou sous-cutanée) mais, selon Sandrine Silvente-Poirot, des tests cliniques pourraient être menés sur l’homme d’ici deux ans.

Source : Metro

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