Grave accusation sur Hollande au sujet des attentats de Paris

Le management de la terreur… Ah ces Allemands… en plus, cette personne sait de quoi elle parle… Ce ne sont ni des théories, ni des élucubrations, c’est la froide réalité. En France, nous sommes obligés d’aller chercher à l’extérieur des spécialistes (des vrais), pour nous parler du terrorisme que nous subissons.

Source : Réseau International

Les chevaliers de l’Apocalypse contre les gentils

cavaliers apocalypse

Pourquoi viser cet arc de cercle autour de la République ? Pourquoi  « choisir minutieusement« ,  selon les termes du communiqué de Daech, les différents spots qui balisent cet arc de cercle ?

Dans l’histoire du terrorisme parisien issu du proche et moyen Orient, ce furent d’abord les lieux de grands passages et de grands brassages qui étaient ciblés comme en 1986 la Rue de Rennes ou en 1995 la Place de l’Étoile, la station St Michel du RER B ou  le Musée d’Orsay ou encore  la Station Port Royal en 1996.

Ce furent aussi les lieux « juifs » comme la synagogue de la rue Copernic (1980) la Rue des Rosiers (1982) ou l’Hyper-Casher de la Porte de Vincennes.

Vendredi soir dernier,  pourquoi  avoir ciblé avec une précision  millimétrique l’arc qui s’enroule autour de la Place de la République et de sa statue ?

Parce que la République catin, athée et mécréante  doit être punie pour s’être convertie en chapelle  ardente dédiée aux journalistes de Charlie exécutés par les « frères djihadistes » ? Parce que le siège de Charlie était proche  et qu’il fut transféré à deux pas à Libération et donc que ce territoire est d’une façon ou d’une autre maudit ?

Possible.

Possible aussi que les Djihadistes dont il est difficile de suivre toutes les obsessions et quand bien même ils avaient manifestement l’intention de s’attaquer de manière simultanée au Stade de France aient d’abord consacré une nouvelle centralité parisienne.

Celle des flux et fêtes qui se sont organisés en moins de deux décennies  autour du Nord Est de la capitale. Voilà dix ou quinze ans, la rue Bichat était en effet une voirie lugubre bordant le noir Hôpital St Louis, la rue de la Fontaine au roi itou, le bd Voltaire était plutôt un égout à voitures et le Bataclan, scène parisienne fertile, faisait plutôt  figure d’exceptionnel isolat dans le quartier.

Aujourd’hui, la République pétille et phosphore à tous les carrefours entre X° et XI° . Hier lieu de passage des labeurs ouvriers, elle est  devenue lieu de vie. C’est  l’échangeur  et le fixateur  d’un archipel de start-upers  & upeuses, d’abeilles des nouvelles économies  qui se retrouvent à tchatcher a la sortie de leurs « ateliers », de leurs « agences », de leurs « labos » artisanaux  à haute valeur ajoutée  dans d’innombrables restos,  bars after et before, terrasses Bobo-Hipster en tous genres.

Des jeunes,  de la vingtaine jusqu’à la grosse trentaine, plutôt bien dans leur peau et plugués  sur l’économie monde. Des jeunes Bobos-Hipsters qui se convainquent dans leurs QG minuscules qu’il est possible de redonner la niaque au vieux monde à force d’applis, d’imprimantes 3D, de levées de fond, de manips digitales ….

Une jeunesse un peu dorée, entrepreneuse, tolérante, polie, interactive, créative, acquise aux métissages, cultivant des plaisirs plutôt raisonnables, tirant des joints par toutes petites taffes, buvant  sans trop se murger,  pas Halal  mais souvent tout aussi observante sur les prescriptions  du label Bio. Et si elle penche pour Voltaire, c’est plutôt dans une  version très  abrégée et  fort light.

Ces jeunes gens-là,  se projettent cependant avec une étonnante  ingénuité   dans un futur qu’ils jugent perfectible.  Perfectible et  réformable. Parfois même reprogrammable.  Le  futur tout court, ils y croient,  tout  minoritaires qu’ils puissent être, dans une Europe où le spleen, la précarité, la régression  pèsent si lourd.

Eux,  ils  persistent  à  croire avec la foi du charbonnier à une très durable  et très contagieuse  légèreté  démocratique de l’être. Y compris si cette bonhommie bouche en coeur en exaspère plus d’un

Pour  l’Internationale des Possédés de Daech, pour les snipers bourreaux qui ont le même âge que leurs victimes, qui sont de la même France  mais pas du même côté du mur, en revanche, c’est sûr,  cette assurance à la cool est un pied de nez  insupportable.  C’est même une menace. Un bas bruit de fond qui ne doit pas prospérer. Cette optimisme viral est  la négation de l’Apocalypse que le Bureau Politique des djihadistes sunnites appelle de ses vœux à grands seaux de sang.

L’énorme dessein de Daech, c’est en effet d’attiser le désespoir des jeunes hommes torches. Non par sadisme mais pour précipiter la fin des temps. Il suffit de lire la littérature de Daech en ligne en anglais mais aussi en français pour comprendre   qu’ils ne  sont pas des islamistes à la vieille mode cairote des Frères Musulmans.

Ceux-là,  nous les connaissons bien. A force, ils nous sont devenus  familiers mais ils  se sont démodés. Ils ne font plus rêver les fous de Dieu. Ils n’étaient finalement que  des léninistes  de mosquées  qui cherchaient le pouvoir en  se servant des sourates  comme de  chausse-pieds.

Les prophètes armés de Daech, c’est toute autre chose.

Eux sont des incendiaires du temporel. Ils  ne veulent pas aménager le monde  ou le dominer. Ils veulent l’anéantir. Ils veulent à haute voix  le chaos et la fin des fins.

Ils veulent mordre à pleine dents dans les  cendres de l’Histoire. La nôtre et aussi la leur que nous aurions  contaminée. Au bout : le riche et pâle linceul de la  parousie islamique.

L’énergie physique  destructrice est, c’est exact,  toujours formidablement  facile à libérer.  Plus facile que la force  de la construction qui ajuste  brique après  brique. Chromosome après chromosome.

Question : pourquoi déchaîner tant de foudres contre des innocents si candides ? La jouissance de la  violence gratuite ? La facilité ? Pas si sûr.

Peut-être  que lorsque ces  Croisés  du Croissant lâchent leurs rafales  sur les Bobos-Hipsters  sirotant de la limonade ou du Champagne, sur ces  grands ados tolérants, pacifistes, gentillets  et multiculturalistes, ils ne s’en prennent pas seulement à des fêtards.  Peut-être qu’Ils ne pilonnent pas seulement une nouvelle géographie parisienne de la nuit. Peut-être  qu’ils ne voient pas en eux seulement des pantins sans défense qu’on peut tirer comme des lapins.

Peut-être que ces Bobos-Hipsters  représentent à leurs yeux  une véritable menace de long terme. Bien plus redoutable  que  tous les identitaires   plutôt perçus par les Djihadistes comme des  cousins  éloignés.

Eh oui, un des grands cauchemars  du Djihadiste   pourrait bien être   un doux, un vulnérable, un désarmé, un jeune professeur Tournesol qui regarde les demoiselles dans les yeux et ne néglige pas le bas des reins, une jeune manageuse qui laisse voir ses jambes et ses cheveux et n’a pas honte de son corps,  un prosélyte sans catéchisme qui va simplement  prêchi prêchant que  le monde malade est réparable, qu’on  peut à force de culots, d’initiatives, de savoirs, de rires,  faire en sorte qu’il ne s’effondre pas sur lui-même   comme un ballon crevé.

Cette hypothèse d’une rédemption et d’une extension de la vie,  si fragile soit-elle, est à n’en pas douter  insupportable aux yeux des Djihadistes élevés dans le culte rétréci  d’un Dieu faucheur, vengeur, jaloux, croque-mort  qui aurait troqué la vieille miséricorde qu’il avait héritée du judéo-christianisme contre la seule radicalité nihiliste.

Il ne suffit pas  que les commandos-spectres  massacrent les bobos-hipsters et apparentés. Il  faut qu’ils instruisent le  procès en sorcellerie  de   ces infidèles,  de ces californiens d’Europe,   avant de les crucifier.

Dans le  Bataclan transformé en Temple, Ils deviennent donc des « idolâtres » qui sacrifient à une « fête de la perversité » (communiqué Daesch) .

Parce que le groupe « Eagles of Death Metal »  sacrifie aux divinités  païennes  forcément démoniaques ?

Parce qu’il chante  « Kiss The Devil » ?

Foutaises !

Le groupe californien serait plutôt, selon les experts du rock,  très second degré, cultivant l’humour à grosse louche de Rabelais et  à  coups de …   braguette du nom de leur dernier album…

Les Cavaliers de l’Apocalypse contre les Gentils ?

Ce serait aussi ça le scénario criminel  de vendredi soir ?

En tous cas, il y a de ça dans le choix des lieux et des cibles des fusillades. Dans cet acharnement à éviscérer et mutiler  des jeunes gens et des jeunes filles aux mains nues et sirotant des mojitos  juste parce qu’ils ne croient pas une seconde que la grande nuit ne va pas succéder aux promesses des aubes.

S’il  y a un  peu de vrai dans ce raisonnement, il faut aller au bout. Et discerner sous le tas  de cadavres  parisiens un petit filet d’espoir.  Reconnaître que la  force  que les Cavaliers de l’Apocalypse prêtent  à ces Gentils start-up-ers et autres Bobos-Hipsters est peut-être bien plus féconde, plus puissante et plus vitale qu’on ne l’imagine nous même.

La force collective des petites lumières contre celle de la rage suicidaire. Alors,  ces Hipsters Bobos,  ces sapeurs des terres promises, ces ravis de la crèche qui disent « Waouh » à tous bouts de champ,   ne seraient pas morts tout à fait pour rien.

Qu’on se le dise pour se consoler un peu : l’apocalypse aussi est mortelle.

Guillaume Malaurie

Soucre : Nouvel Obs

A peine 10% de la population syrienne soutient encore les rebelles selon les données en possession de l’OTAN !

1/ Peut-on aller contre la volonté d’un peuple ? Oui !

Nos journalistes qui depuis 2 ans n’ont de cesse de dénoncer les exactions innommables des forces contre-insurrectionnelles de Bachar El Assad (de fait, exactions rarement nommées ou recoupées avec précision ), devraient se pencher sur les faits qui suivent en possession de l’OTAN et révélés à la presse il y a 10 jours, qui confirment les informations de nombreux journaux officiels depuis le début de l’insurrection armée. Tous ces médias doivent être très « conspirationnistes », pour être à ce point ignorés des décideurs dans leurs actes (le mot « conspirationnisme » aux connotations si lourdes qu’elles en empêchent l’usage même, vient pourtant de rentrer au dictionnaire Petit Robert dans une piteuse définitionréductrice qui jette un voile de doute justement sur… l’opinion publique… une conspiration de plus ?. ) :

Extrait : “Les données, transmises à l’OTAN au cours des derniers mois, indiquent que 70% des syriens soutiennent le « régime » Assad. Un autre 20% est considéré comme neutre, et les 10% restants ont exprimé leur soutien aux rebelles. Les informateurs déclarent qu’aucun sondage officiel n’a été mené en Syrie. (…) Ils précisent que les données proviennent d’un éventail d’activistes et d’organisations indépendantes (Ndlr. donc sur place et de valeur au moins identique aux communiqués quotidiens de l’OSDH relayés chaque jour par tous les médias ! ) installées en Syrie, en particulier celles engagées dans le secours humanitaire.  »

Extrait : « Moi-même, et beaucoup d’autres résidents d’Alep, avons été les témoins directs de la façon dont les rebelles se comportent sur le terrain, et des crimes et pillages en tous genres qu’ils commettent en toute impunité. L’autre raison est qu’il y a des jihadistes étrangers aux idées extrémistes ici. (…) Il est peu probable que les rebelles parviennent à retourner en leur faveur toute la ville. Le régime maintient des forces importantes en ville, et bénéficie d’un soutien significatif dans la population. (…) Les difficultés économiques et les conditions de vie insoutenables causées par l’assaut des rebelles contre la ville [en juillet dernier] n’ont fait que s’ajouter à leurs crimes et ont sérieusement affaibli le soutien dont ils bénéficiaient parmi les habitants ».

Extrait : (…) « La découverte essentielle fut que, tandis que la plupart des arabes en dehors de la Syrie pensent que la président devrait démissionner, les comportements dans le pays sont différent. Environ55% des syriens veulent qu’Assad reste, à cause du risque de guerre civile – un spectre loin d’être imaginaire comme il l’est pour ceux qui vivent hors des frontières syriennes. (…) Homs et quelques autres villes syriennes sont en passe de ressembler à Beyrouth dans les années 80, ou Sarajevo dans les années 90, avec des combats entre milices qui font rage autour des lignes de tensions ethniques et sectaires. »

  • Sondage Quatar THE DOHA DEBATE-YouGov-Siraj (14 au 19 décembre 2011, 1000+ personnes) 55% des syriens soutiennent Assad (mais 91% des participants au « Doha Debate » voulaient son départ)
Mais ce n’est pas tout…

2/ Peut-on aller contre l’opinion de son propre peuple ? Oui !

… non seulement nos dirigeants foulent au pied la volonté majoritaire du peuple syrien depuis 2 ans, mais en plus ils le font en se moquant de leur propre peuple. Vous avez bien lu : DEUX ANS, comme si ce temps n’avait pas suffit à nos journalistes enrhumés du cerveau et nos parlementaires cacochymes pour enquêter sur ces simples faits et les soumettre à expertise publique pour faire réfléchir leurs lecteurs et notre Executif ? Quant au mépris généralisé de l’opinion des peuples, je vous laisse savourer ces quelques résultats d’enquêtes :

  • RMC France : (29 mai, 659 votes) 80% des auditeurs sont contre armer les rebelles 

Il faut le courage d’un histrion aussi dénué de vision politique que Eric Brunet sur RMC, pour oser proposer à ses auditeurs le 29 mai dernier un « sondage Brunetmétrie  » à partir de ce brûlot : « En Syrie, Bachar El-Assad utiliserait des armes chimiques contre la rébellion. Faut-il livrer des armes aux rebelles syriens ? ». Le résultat est sans appel : 80% de NON sur 659 votes au 9 juin 2013. M. Brunet a du trouver la pilule salée ! Certes ce sondage est non significatif, certes l’échantillon est un peu juste en valeur absolue, certes il est biaisé par son mode de recrutement, et ne donne qu’une tendance des auditeurs de RMC souvent taxée de radio « populiste » par beaucoup d’apprentis jongleurs es-médias… et certes, la question est précédée du rappel perfide des accusations non prouvées d’usage de gaz… mais alors… voyons ce que disent les « vrais » sondages…

  • Sondage France IFOP-ATLANTICO : (19-21 mars, 1004 personnes) 61% des français sont contre armer les rebelles (et seuls 26% affirment être favorables) 
  • Sondage USA NYT-CBS (24 au 28 avril, 965 personnes) : 62% des américainssont contre armer les rebelles. A noter que CBS continue de jeter de l’huile sur le feumalgré ses propres sondages, renégat à elle-même puisqu’elle ne mentionne plus ce sondage ! 
  • Sondage Allemagne TNS-EMNID (27-28 mai, 1005 personnes) : 80% des allemands sont contre armer les rebelles. 
  • Sondage USA GALLUP (28-29 mai, 1011 personnes) : 69% des américains sont contre armer les rebelles. 

  • Curieux, non, cette convergence totale des peuples à s’opposer à en faire souffrir un autre ?
  • Curieux, non, cette discrétion des médias français à rapprocher tous ces chiffres ?
  • Cela devrait faire la une de tous nos journaux pendant 15 jours, non ? Pour une fois que tous les citoyens européens et outre atlantique sont d’accord ?

3/ Peut-on aller contre ses propres sondages ? Oui !

Malgré cette grande victoire du peuple syrien dans les sondages via la ré-information sur le net et en dépit des efforts insensés de nos médias pour nous faire gober le contraire (je vous épargne les preuves aussi nombreuses que les champignons en France après le passage du nuage de Tchernobyl), ne soyez pas rassurés du tout : Ce déni de démocratie par les sondages en rappelle d’autres. En juillet puis août 2011, 2 sondages l’HUMANITE Dimanche-IFOP avaient déterminé que 51% des français étaient contre l’intervention en Libye… et bien sûr notre exécutif a demandé à notre armée d’aller quand même assassiner entre 30 000 (selon le CNT) et 80 000 (selon Takkiedine et les chancelleries) libyens au cours d’une opération militaire (Harmattan) préparée avec la Royal Navy lors d’exercices militaires en miroir ( Southern Mistral ). Comme en 2005 pour le traité de Rome, ou comme en avril 2008 pour les renforts en Afghanistan, qui fut l’une des trahisons électorales de M. Sarkosy, confirmée 2 ans plus tard dans un sondage IFOP qui montrait que 80% des français étaient contre l’envoi de nouveaux renforts, tandis qu’un an plus tard en 2011, 70% des français demandaient carrément le retrait immédiat.

Il est pour le moins curieux que nos apôtres du libéralisme qui prêchent en tous temps les vertus de ses garde-fous que sont le commerce, la finance, mais aussi le marketing et ses sondages, méprisent autant une de leurs bibles en pareille situation, à moins que leur logique ne s’exprime à un niveau décidemment trop « conspirationniste » pour le « vulgum pecus »… Par exemple… les réserves de gaz de Qara. Par exemple le projet irano-syrien de gazoduc Pars concurrent du Qatar. Par exemple le démantèlement de l’arc chiite « Iran-Syrie-ce-qui-reste-de-l’-Irak-Hesbollah », qui n’est pas client du crédit international occidental, qui négocie ses marchés en monnaies autres que le dollar, et qui est détenteur de réserves énergétiques vendues aux pays concurrents de l’Occident. Par exemple aussi la base portuaire militaire de Tartous, enclave russe qui fait sans doute de l’ombre aux 800 bases américaines dans le monde…

4/ Peut-on aller contre sa propre presse ? Oui !

Tous ces « détails » géopolitiques ne sont-ils que le fruit d’une vision « conspirationniste » de l’Histoire ? Vont-ils ici attiser la haine et le mépris des « Chiens de Garde  » du « Front de l’Inquisition Médiatique Français  » contre ceux qui, comme ( vous ? et…) moi, osent accorder une importance cardinale à ces arguments géostratégiques, bien loin des « Aventures des fous d’Allah au pays de l’Or noir » ?

La critique à plein gaz sur Facebook… avec du talent, non ?

Quel journaliste encarté va enfin oser malgré les foudres du Quai d’Orsay mettre bout à bout ces quelques faits patents et sans doute bien d’autres qui, si malheureusement ils montrent l’ignominie de nos propres gouvernants dans leur obsession à défendre une rébellion faite d’écorcheurs et de strass hollywoodien, auraient le triple effet salvateur 1/ de contribuer à faire cesser le feu en Syrie 2/ d’aider leurs lecteurs et concitoyens à comprendre, et 3/ de redonner un peu de crédibilité à une profession en pleine dérive ?

Je ne peux m’empêcher de penser que ces sondages et la nature même de cette « opposition greffée » ne constituent que la partie en surface d’une lame de fond qui a toujours porté Assad : Celle des médias occidentaux « malgré eux », idiots suprêmes pour avoir ânonnés des positions « atlantistes » si simplistes qu’ils en sont devenus ridicules aux yeux des syriens et de tous les curieux. C’est parce que nos propres médias, chaines TV du Golfe y compris, se comportent de façon monstrueuse avec l’information, l’éthique et la déontologie du journalisme, que le peuple syrien a tous les jours la confirmation de la vraisemblance de la propagande de son propre gouvernement. Nos medias ne s’obstinent-ils pas à diaboliser et à considérer aveuglément l’information « non rebelle » comme de la vulgaire propagande de guerre ? Nos médias ne méprisent-ils pas le peuple syrien qui n’a jamais eu d’émissions ou de reportages impartiaux sur lui ? Le peuple syrien existe-t-il dans nos médias ? L’opposition reconnue par Assad existe-t-elle dans nos médias ? Des députés syriens ont-ils pu s’exprimer longuement dans nos médias à part dimanche soir 2 juin par miracle au 20H00 de Pujadas ? Que venait faire cette députée syrienne qui conduit ses enfants à l’école, dans cette galère médiatique quotidienne ? A côté du chaos de nos journaux, les bruits de bombardement au loin passaient presque pour « de la vérité », celle de combats disparates et sporadiques totalement bodybuildés par notre usine à rêves !

La guerre en Syrie est aussi une guerre médiatique, qui a semblé si outrageusement défavorable à Assad, que par effet boomerang, elle a décrédibilisé ses inquisiteurs aux yeux des syriens eux-mêmes. Des politiques qui musèlent les chaines satellitaires syriennes, des mercenaires qui tuent, rançonnent,intimidentkidnappent des journalistes, qui détruisent des stations de télévision, des rédactions qui inventent au jour le jour des situations stratégiques falsifiées, des spin doctors qui fabriquent des preuves dans la plus pure tradition des ADM irakiennes, mais qui dans le même temps, ont fait apparaitre le vide intersidéral de la partie adverse devenue un ectoplasme surexposé, incapable de former un contre-pouvoir politique crédible aux yeux des syriens (sans parler des exemples des désastres afghans,irakien, libyen qu’ils connaissent tous).

La « bien-pensance intéressée » de l’OSDH-SHRC basé à Londres et financé par le gouvernement britannique et ses complices du CCG n’a fait qu’ajouter au ressenti de la population syrienne dont rappelons-le, une partie encore significative parle le français et l’anglais par atavisme post-colonial, ainsi que de tous les « curieux » en occident,. En agissant contre la population syrienne de Syrie, ne serait-ce que par son oubli pur et simple, les médias tels qu’AlJazeera ou France Television n’ont fait qu’accélérer le retour massif du soutien des citoyens syriens de Syrie à leur gouvernement « habituel », et ipso facto au processus de transition qu’il propose depuis le début avec le soutien de ses alliés.

5/ Peut-on aller contre la vérité des faits ? Oui.

Quant à blanchir Assad, d’aucun d’entre nous ne demandent pas mieux que de lire des articles solides sur les exactions des forces contre-insurrectionnelles de son gouvernement, à condition de les contextualiser en rappelant « à qui » l’armée syrienne a affaire, et quel sort ses opposants lui réservent eux-mêmes, comme en 1982 à Hama (près de Homs déjà) où des jihadistes (appelés à l’époque « moudjahiddines du peuple », branche CIA, pas Iranienne) avaient torturé et exécuté plus de 1000 civils, représentants de l’état et membres du parti Baas en place publique avant que l’armée de Hafeez el Assad n’intervienne dans la contre-insurrection cruelle qui suivit, dont les chiffres finaux oscillent encore, dans la documentation occidentale (nous franchissons ici au passage des abysses d’ignorance entre le monde « arabophone » et le monde « alphabetophone ») entre 2000 selon un rapport US déclassifié de la DIA, et 40 000 morts selon d’autres sources, attestant du peu de sérieux des rapports disponibles à ce jour. Voir par exemple l’étudede Nora Benkorich pour Le Monde qui évite carrément le sujet avec un vague « 10 000 à 30 000 », ou le point de vue de Robert Fisk qui lui les estime tout aussi vaguement à « moins de 20 000 » tout en signalant avec ironie (voir lien) à la journaliste d’AL Jazeera qui « évacue le sujet » que Rifaat El Assad vit protégé dans le luxe à Londres, alors qu’il fut l’architecte de la contre-insurrection de Hama… Enfinl’Observatoire OSDH-SHRC pense pouvoir avancer avec certitude le chiffre de 30 000. Bref… on nage dans le sang d’inconnus méprisés par nos médias, et la fourchette reste bien trop large.

FRANCE 2 le 4 juin 2013… « nous avons la certitude que…. »

Et aujourd’hui c’est pareil. Beaucoup de doutes entourent les massacres de Houla, Hamama, AlQbeir, ou Treimsa, n’en déplaise aux ONG elles aussi, aussi douteuses que méticuleuses ( 1). Et pour Bachar, surtout cherchez bien. Et remplissez les commentaires à la suite de cet article avec ce que vous trouverez de précis et juridiquement soutenable. Moi, je sèche. Quant aux exactions des « combattants de la liberté », appelés aussi abusivement « rebelles » (ce qui évite de mentionner leur nationalité… jamais ils ne sont nommés « patriotes » ou « révolutionnaires »… l’aviez-vous remarqué ?), là c’est beaucoup plus simple : Pour le gaz sarin sous contrôle rebelle, je renvoie le lecteur à Carla Del Ponte raillée par ses pairs, àRecep Tayyip Erdogan, et à Nouri Al-Maliki… et pour les horreurs que vous connaissez déjà, à YouTube si vous avez plus de 18 ans.

Ironie du sort, cette opposition imposée par une troïka syrio-étrangère incapable de se mettre d’accord depuis 2 ans vit pourtant à nos frais sous les ors des palais 5 étoiles d’Istanbul. Or c’est par Istanbul qu’une rébellion cette fois authentique tente de déloger l’un de ses principaux soutiens, ridiculisant ainsi un peu plus par contraste (nombre, attitude, moyens, stratégie, objectifs) la légitimité des usurpateurs de la rébellion syrienne « gonflée aux OGM made in OTAN – lire : Organisateurs de Guerre Manipulés – ». Ces révolutionnaires encapsulés ne sont que les hommes de paille d’une vaste opération de type « Gladio 3 » (2) qui rappellera aux lecteurs avides de vérité que l’Histoire aussi se recompose et avance par remises en causes parfois moralement douloureuses voire inacceptables. 

Conclusion :

Si Fabius n’est pas Gandhi, serait-il capable au moins d’admettre que ce n’est pas en armant qu’on apporte la paix ? Si Fabius n’est pas Netanyahu ou Rice, serait-il au moins capable de se rappeler du phosphore blanc sur Gaza ou de l’Ur appauvri sur Bassorah, autant que de vagues traces de sarin à Alep ? Si Fabius n’est pas Erdogan ou Moubarack, serait-il au moins capable de faire la différence dans le comptage des foules entre Turquie ou Egypte d’un côté, et Syrie ou Libye de l’autre ? Si Hollande ne s’embarrasse pas de politique étrangère lors du débat présidentiel, et confond Chine et Japon, pourrait-il au moins apprendre à compter ses concitoyens et les syriens de Syrie à la lumière de ce qu’écrivent des journalistes qui lui sont pourtant aveuglément acquis ? Ouvre-t-il son journal ?

Il sera utile et capital à cet égard, de retracer l’identité, l’origine et les intentions précises des protagonistes armés des premières escarmouches au sein des manifestations pacifiques qui ont conduit à ce désastre humain. La fête est finie. Plus aucun peuple ne veut prendre part à ces carnages, à commencer par 90% des syriens eux-mêmes. Quant à MM. Fabius et Hollande : Ecoutez le peuple français, votre peuple, et cessez de contaminer les autres peuples avec votre goût du sang colonial.

Notes :

(1) rapport HRW 2013 Syrie p.162  : les descriptions et imputations de crimes de guerre aux soldats et agents de l’armée et du gouvernement syriens s’appuient sur des analyses de situations non éclaircies à ce jour, telle que celle d’Hama, ou l’affaire des boulangeries. Les sévices pratiqués en détention sont à mon sens réels, et doivent être considérés comme des crimes de guerre, au même titre que le carnage aléatoire et les boucheries quotidiennes des milices, tribus ou gangs rebelles. Tous ces crimes doivent aussi être comparés aux tortures pratiquées de 2002 à 2006 par la Syrie et la Libye pour le compte des USA dans le cadre de la collaboration de ces 2 Etats au programme US des « extraordinary renditions » dans lequel l’Europe est aussi impliquée (rapports Fava et Marty) : 13000 captifs sans statut juridique et presque tous innocents furent concernés. Il en reste 163 à Guantanamo, et d’autres sans doute ailleurs comme à Bagram en Afghanistan, AbuGhraib en Irak, ou Camp Bondsteel au Kosovo.

(2) Le Gladio 1 désignerait la période 1939-1989 du terrorisme d’Etat pratiqué par l’OTAN en Europe contre les Brigades rouges en Italie, la Rote Armee Fraktion en Allemagne, et les groupes d’extrême gauche ou arabo-musulmans en France liés à la décolonisation de l’Algérie. Leurs attentats furent manipulés par des forces (Glaive Gladio) sous contrôle de l’OTAN, le plus souvent d’extrême droite. Le but était de diaboliser le communisme. Lire Daniele Gänser.

Le Gladio 2 désignerait la période 1990-2006, où se pose la question des attentats de New-York, Londres et Madrid, tous intervenus au milieu d’exercices militaires en miroir. Le but est de diaboliser l’Islam.

Le Gladio 3 désignerait celui des campagnes militaires « sous influence » au Moyen-Orient, qui ont en fait débuté par la Yougoslavie. Ainsi la Libye a-t-elle été envahie à la suite d’une préparation lors d’exercices militaires conjoints Royal Navy – Marine Nationale qui se cachaient derrière la campagne de diabolisation médiatique de Kadhafi.

Source : Agoravox (Le média Citoyen)

Fin de la monnaie physique (et de la liberté…) au Nigeria, on pourra bientôt payer avec sa carte d’identité

L’annonce en a été faite lors de l’édition africaine du Forum économique mondial, la semaine dernière au Cap (Afrique du Sud). La compagnie américaine MasterCard et la Commission de la carte d’identité du Nigeria se sont associées pour créer des « cartes nationales d’identité intelligentes », qui serviront autant aux contrôles de police qu’à retirer de l’argent dans un distributeur automatique, relève Fast Company.

Treize millions de ces cartes hybrides doivent être délivrées par la banque nigériane Access Bank pour une expérimentation pilote dès l’année prochaine, suivies par 120 millions d’autres si le système s’avère concluant. La carte intelligente détient un code confidentiel, mais aussi des informations biométriques (empreintes digitales, photo d’identité…) sur une puce électronique, tout en étant reliée au compte en banque de son détenteur. Utilisée dans une boutique, le vendeur pourra à loisir « vérifier l’identité de l’acheteur », précise Fast Company.

Le gouvernement voit, dans ce système de paiement qui s’affranchit de la monnaie physique, une solution pour gagner en traçabilité et en sécurité, et booster le développement économique de ce pays – où la croissance dépasse les 7 %, mais où près de 63 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. « En plus des diverses fonctionnalités d’une ‘carte d’identité intelligente’, ce système permettra aux Nigérians,  dont 70 % d’entre eux n’ont pas de compte en banque, de participer à l’économie globale », explique aussi un responsable Afrique de MasterCard.

Dans une dépêche de l’African Press Organization, le même homme explique que son entreprise a soutenu la politique de la Banque centrale du Nigeria vers une monnaie dématérialisée, fournissant au gouvernement nigérian « les visions globales et les bonnes pratiques, qui montrent que les paiements électroniques peuvent développer la croissance »« La nouvelle carte d’identité va révolutionner le paysage économique nigérian, brisant l’un des plus importants obstacles à l’inclusion financière, à savoir une preuve d’identité », se félicite quant à lui le directeur général d’Access Bank, cité par l’agence de presse africaine.

« Alors que la combinaison d’une carte d’identité et d’une carte de crédit peut ressembler à un cauchemar pour la protection des données privées, certains experts sentent qu’elle a un potentiel étonnant », estime finalement Fast Company. Qui cite David Wolman, auteur de The End of Money, pour qui ces cartes représentent une réelle opportunité de développement : « La réalité, c’est que combattre la pauvreté implique de trouver des moyens pour rendre accessible aux gens les services financiers de base, et ça ne peut pas vraiment arriver sans une forme électronique de monnaie. »

 

Sources : Big Brother (blog Le Monde), Fast Compagny et Le Journal du Siècle

Europe-USA : Bruxelles travaille à la création du grand marché transatlantique pour 2015

 

«Si nous réussissons, cela serait bénéfique pour 800 millions de personnes», a souligné M. Schulz

Sources : La Libre, Je veux de l’info, 7sur7 et La Presse

Israël vient de déclencher officiellement la guerre occidental contre l’islam

Source : Le Citoyen Engagé

Les Etats européens se désintègrent

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                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     Pierre Hillard
Docteur en science politique et essayiste
 

L’arrivée au pouvoir des partis nationalistes basques (PNV et BH Bildu) aux élections du 21 octobre est révélatrice de la tournure des événements en Europe.

La victoire de la NVA de Bart de Wever en Flandre, le 14 octobre, prônant l’évaporation de la Belgique et fragilisant le gouvernement Di Rupo ; la signature d’un accord, le 15 octobre, entre le Premier ministre anglais David Cameron et le dirigeant écossais du Scottish National Party (SNP et membre du parti les Verts/ALE) Alex Salmond prévoyant un référendum à l’automne 2014 sur l’indépendance de l’Ecosse (avec d’inévitables répercussions sur le Pays de Galles et l’Irlande du Nord) et les préparatifs de la Catalogne aux élections du 25 novembre, où tout annonce une majorité absolue des partis indépendantistes, démontrent l’ampleur du phénomène.

Les États européens se délitent, pris en tenaille entre l’Union européenne à structures fédérales s’arrogeant de plus en plus de pouvoirs régaliens et des régions disposant de pouvoirs multiples (administration, éducation, impôts, justice…).

La crise financière ne fait qu’accélérer le processus en avivant les oppositions entre régions riches et régions pauvres. Cette dislocation en cours n’est que la résultante d’un long travail des instances oligarchiques européennes où les élites germaniques se sont activées pour diffuser dans le corps de l’Union européenne des documents inspirés de la spiritualité politique propre à l’Allemagne, c’est-à-dire l’ethno-régionalisme. Cette politique trouve sa traduction dans les efforts du parti européen mondialiste les Verts/ALE promouvant l’éclatement des États comme le révèle cette carte élaborée par ses dirigeants en 2004.

De prime abord utopique à son époque, elle apparaît de plus en plus plausible au vu des événements récents. Au cœur de l’Europe, le poids lourd germanique s’affirme.

L’indépendance tôt ou tard de la Catalogne, de l’Écosse ou de la Flandre ne doit pas nous cacher l’évolution similaire dans cette Europe des régions prônée par l’Assemblée des régions d’Europe (ARE).

En fait, on observe le même processus avec des régions dénuées de toutes revendications identitaires comme Rhône-Alpes, les Pays de la Loire ou encore la région Centre. En effet, la gestion des Fonds structurels (et l’argent est toujours le nerf de la guerre), octroyée directement au Conseil régional alsacien depuis 2003 en liaison directe avec Bruxelles, va être étendue progressivement à l’ensemble des régions françaises à partir de 2013, comme l’a annoncé le président Hollande dans son discours du 5 octobre 2012.

Le président a même appelé à un pouvoir d’adaptation locale de la loi.

Dans la pratique, c’est une véritable révolution : jusqu’ici, la loi est la même pour tous les citoyens et sur tout le territoire français à l’exception de quelques dérogations comme la Nouvelle-Calédonie. Nous assistons à la montée en puissance d’une véritable féodalité. Elle touchera les citoyens dans leur vie de tous les jours (salaires, impôts, remboursements de soins médicaux, etc.). Cette situation s’aggravera puisque le programme présidentiel de François Hollande prévoyait la ratification de la Charte des langues régionales ou minoritaires (engagement n°56) qui inclut la reconnaissance et l’utilisation des langues régionales dans tous les domaines (justice, administration, éducation, etc.), sans oublier les inévitables coûts financiers qui accompagneront la ratification de cette charte.

Ajoutons que les populations extra-européennes, au nom de la non-discrimination (article 14 de la Convention européenne des droits de l’homme), voudront bénéficier de la reconnaissance de leurs langues et de leurs particularismes. Avec de telles mesures, la France est appelée à se disloquer…

Auteur : Pierre Hillard, le 23 octobre 2012                                                                                                         Sources : Boulevard Voltaire, E&R