Pétrole, taxes, trafics d’humains: comment Daech se finance / Daëch, partenaire financier de la Haute finance internationale? Par Liliane Held-Khawam

Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

 Daëch, partenaire financier de la Haute finance internationale ? Par Liliane Held-Khawam

Le Figaro vient de publier un inventaire des principales sources de financement de Daech. Il en conclut qu’elle est « l’organisation terroriste la plus riche de l’histoire et a réussi à se forgerune indépendance financière.« 

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Le territoire de l’Etat islamique, grand comme le Royaume-Uni, regorgerait de multiples ressources naturelles (pétrole, gaz, phosphate, blé et orge).

Des impôts/taxes/ pénalités frapperaient les 10 millions d’habitants (industrie, commerce, banques) qui sont sous son contrôle.

Son patrimoine s’élèverait à 2260 milliards d’euros avec un revenu annuel en 2015 de 2,6 milliards d’euros, selon les toutes dernières estimations que Jean-Charles Brisard, expert en financement du terrorisme et président du Centre d’analyse du terrorisme.

Cette richesse non négligeable permet d’ »armer, nourrir et payer les quelques 30.000 combattants environ 300 dollars par mois, verser des pensions aux familles des militants tués…

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par samrevolte Posté dans Autres

L’Etat islamique propose une vie plus excitante que de travailler au McDonald’s

Jason Burke est l’un des meilleurs spécialistes anglo-saxons du terrorisme islamiste. Il explique l’attrait de l’idéologie du djihad auprès des jeunes Européens issus de l’immigration

Déjà quatorze ans que l’Occident est engagé dans une «guerre contre le terrorisme» qui semble ne jamais finir. Loin d’être anéanti, le mouvement djihadiste séduit une frange de jeunes Européens, dont certains finissent par retourner leurs armes contre leurs concitoyens. D’où vient ce phénomène? Comment le stopper? Les réponses de Jason Burke, spécialiste du djihadisme au Guardian et auteur d’un livre sur la «Nouvelle Menace»* de l’islam radical.

Le Temps: On croyait le djihadisme écrasé avec la mort de Ben Laden. Or la menace semble plus virulente que jamais. Qu’a-t-on fait de faux?

Jason Burke: On n’a rien fait de faux. En 2009-2010, la situation était relativement positive. Al-Qaida avait été décimée, Oussama ben Laden a été tué en 2011. Le soutien à Al-Qaida et ses filiales, leur terrain d’implantation étaient très limités – Yemen, Somalie, un bout de l’Afghanistan et du Pakistan, mais rien de stratégique. Ce qui a mal tourné, ce n’est pas ce que l’Occident a fait, mais les suites du printemps arabe. Cela a tout changé. L’Etat islamique a pu s’étendre grâce à un gouvernement chiite sectaire, obtus et incompétent en Irak, et grâce à la guerre civile en Syrie avec l’anarchie qu’elle a créée. Ces deux événements ont créé un vide qu’il a pu remplir, une opportunité qu’al-Bagdadi et les dirigeants de l’EI ont exploité habilement. On est entré dans un nouveau cycle de l’islamisme.

– L’idéologie du djihad, aussi simpliste et cruelle soit-elle, se répand en Occident. Comment l’expliquer?

– Il y a plusieurs raisons. L’une d’elles est que cette idéologie s’est construite depuis plus de 40 ans. On ne doit pas s’attendre à ce qu’elle disparaisse d’un coup. Al-Qaida l’a propagée, mais ne l’a pas inventée. Le grand basculement s’est produit à la fin des années 1970, début 1980. C’est le moment où les idéologies nationalistes, laïques et socialistes arabes ont été totalement discréditées, par l’incapacité des régimes qui les professaient à mener le processus de développement en Egypte, en Iran, au Pakistan. L’islamisme était une alternative évidente, présente depuis les années 1920, ayant l’apparence d’une idéologie locale, authentique. La révolution iranienne se produit en 1979 et la rhétorique anti-américaine qui sera celle d’Oussama ben Laden vient de là. Le président égyptien Sadate est assassiné par des islamistes en 1981. Donc le problème n’est pas nouveau, l’idéologie n’est pas nouvelle. Ce qui l’est, c’est qu’elle s’est propagée en Occident.

Pourquoi? Il y a déjà les communautés musulmanes, qui n’existaient pas ou très peu dans les années 1970. On a aujourd’hui un problème classique d’immigrants de seconde génération. De jeunes hommes, issus de milieux économiquement faibles, sont pris entre plusieurs exemples discordants: leurs parents, le pays où ils ont grandi et dont ils se sentent souvent exclus – c’est du moins la perception qu’ils en ont –, et ce sentiment de puissance, de camaraderie, d’aventure, que leur offre le mouvement djihadiste. Il paraît proposer une vie plus intéressante que de travailler au Mc Donald’s, de voler des voitures ou de passer son temps à jouer aux jeux vidéo. Au départ, les gens ne sont pas intéressés par le fait de trancher une tête ou de tuer des gens. Ils sont séduits par la version mythologique de l’histoire propagée par l’Etat islamique. Devenir un tueur, cela intervient beaucoup plus tard.

– Vous évoquez dans votre livre le «djihadi cool», cette «mode djihadiste» qui a fait une percée en Europe. De quoi s’agit-il?

– Regardez la démographie des djihadistes: ce sont pour la plupart de jeunes hommes entre 18 et 25 ans, venus de milieux pauvres et relativement peu éduqués, comme ceux qui composent les petits groupes criminels de rue. Leur apparence, leur langage sont similaires. La sous-culture du «rap djihadiste», du «gangster djihad», est assez significative de ce point de vue. Ce que les djihadistes offrent à ces jeunes, c’est ce que la culture du «gangsta rap» offre aussi. Les images postées sur les médias sociaux depuis Raqqa ou Mossoul ressemblent au rap: des jeunes avec des armes qui se présentent comme dangereux.

Ce qui distingue l’Etat islamique d’Al-Qaida, c’est qu’il offre aussi des opportunités sexuelles, des mariages, voire des esclaves. Al-Qaida imposait un célibat forcé, avec pour ses membres une très forte probabilité de mourir. L’Etat islamique est différent. Sa base syrienne est bien plus confortable, bien plus accessible, les communications y sont bien meilleures que dans la zone pakistano-afghane. Il y a des voitures de luxe où ses combattants adoptent la pose classique des gangsters. On peut aussi imaginer qu’on y protège les faibles, ou qu’on obéit à une injonction religieuse. Au lieu d’avoir une vie relativement peu intéressante quelque part en Europe, vous devenez «Abou Omar al Britani» ou que sais-je. Vous avez un statut qui ne se serait jamais offert à vous auparavant.

Ce qui est très clair aussi, c’est que le djihadisme version Etat islamique est très peu exigeant en termes religieux. Vous ne devez renoncer à presque rien, à part peut-être l’alcool. Il ne demande rien de difficile en termes d’apprentissage religieux, de voyage spirituel que la foi véritable exige. Il y a très peu de foi, de spiritualité là-dedans. Très peu de politique, aussi. C’est une idéologie simple, facile à consommer.

– Cette séduction du djihadisme ne prospère-t-elle pas sur un certain vide culturel en Occident, notamment dans les populations les moins aisées?

– L’émergence du djihadisme coïncide avec le retour de toutes sortes de fondamentalismes religieux, et avec la pleine maturité du consumérisme et de l’individualisme dans nos sociétés capitalistes. La fin de la gauche comme mouvement révolutionnaire a supprimé une alternative, ouvert un espace. Il y a 30 ans les jeunes gens de milieu ouvrier pouvaient être attirés par l’extrême-gauche ou ses équivalents. Mon grand-oncle a été communiste dans les années 1930 parce qu’il avait une vision utopiste, parce que ses amis l’étaient, et parce qu’il pouvait jouer au ping-pong au club communiste. Mais aujourd’hui il n’y a presque plus de communistes, notamment en France.

Lire aussi: L’Etat islamique, une histoire violence

Il est par ailleurs assez frappant de voir la droite et la gauche françaises unies pour dire qu’il ne faut faire aucune concession en matière de laïcité. Ce n’est pas comme en Grande-Bretagne, où la gauche est davantage prête à faire des compromis, comme sur le voile ou la nourriture halal. C’est d’ailleurs exactement pour cette raison, je pense, que le Royaume-Uni semble moins touché par le djihadisme aujourd’hui. Le subtil pragmatisme britannique a été plus efficace pour intégrer les minorités que le système français plus rigide.

– La grande menace, à vos yeux, est moins les groupes djihadistes eux-mêmes que le mouvement dont ils sont issus, ce que vous appelez simplement «le Mouvement». Comment le définissez-vous?

– Le Mouvement, c’est le point crucial. Des activistes non violents peuvent promouvoir des idées, des valeurs, des visions, qui vont en pousser d’autres vers l’action violente. On peut citer l’homophobie, l’antisémitisme, le rejet de l’émancipation des femmes, l’anti-américanisme, l’idée que les musulmans sont déviants et pas assez religieux, ce qui expliquerait les malheurs de l’Oumma, la communauté des croyants. Il y a aussi la nostalgie des grands empires islamiques du 8ème au 17ème siècle, et l’idée que l’Occident veut diviser et asservir le monde musulman. Ce mouvement et ses activistes sont une menace significative. La plus grande menace, peut-être, car l’Etat islamique, lui, a déjà commencé à reculer. Mais même s’il disparaît un jour, cela nous laissera avec un mouvement islamiste radical dynamique et vivant.

– Comment le combattre, alors?

– La réponse varie selon les endroits. Ici, en Occident, la seule solution consiste à atténuer la radicalisation. A diminuer l’attrait de cette idéologie, de ce style de vie. Ce qui implique d’utiliser des mesures «douces» (meilleure intégration des communautés immigrées) et d’autres plus dures – renforcer la sécurité, améliorer les capacités des services de renseignement… Surtout, il faut signaler qu’il y a une ligne à ne pas franchir en terme de discours: encourager la violence, c’est inacceptable, et ce sera sanctionné.

Lire aussi: La terrifiante mutation de l’Etat islamique

Mais n’oublions pas une chose: contrairement à ce que nous disent nos politiciens, nous ne faisons pas face à une menace existentielle. Les nazis menaçaient l’existence de la France, de la Suisse, de bien d’autres pays. Mais le commando de l’Etat islamique à Paris se réduisait à neuf personnes. La probabilité qu’un groupe djihadiste obtienne des armes de destruction massive est infinitésimale. L’Europe, les Etats-Unis ont souffert du terrorisme par le passé et en souffriront à l’avenir. Mais il ne menace pas nos sociétés, sauf si nos propres réactions nous précipitent dans une spirale d’animosité mutuelle, en augmentant l’islamophobie, le sentiment de marginalisation, de victimisation. C’est cela que visent les terroristes, en tentant de propager et d’inspirer une peur irrationnelle.

 

Source : Le Temps

par samrevolte Posté dans Autres

Terrorisme : les cartes bancaires prépayées dans le collimateur de Bercy

Aujourd’hui, il est possible d’utiliser ces cartes sans vérification d’identité jusqu’à un montant de 250 euros pour les cartes non rechargeables.

Bercy souhaite davantage encadrer l'utilisation des cartes bancaires prépayées.

Source : Le Point

 

 

 

Grave accusation sur Hollande au sujet des attentats de Paris

Le management de la terreur… Ah ces Allemands… en plus, cette personne sait de quoi elle parle… Ce ne sont ni des théories, ni des élucubrations, c’est la froide réalité. En France, nous sommes obligés d’aller chercher à l’extérieur des spécialistes (des vrais), pour nous parler du terrorisme que nous subissons.

Source : Réseau International

Les chevaliers de l’Apocalypse contre les gentils

cavaliers apocalypse

Pourquoi viser cet arc de cercle autour de la République ? Pourquoi  « choisir minutieusement« ,  selon les termes du communiqué de Daech, les différents spots qui balisent cet arc de cercle ?

Dans l’histoire du terrorisme parisien issu du proche et moyen Orient, ce furent d’abord les lieux de grands passages et de grands brassages qui étaient ciblés comme en 1986 la Rue de Rennes ou en 1995 la Place de l’Étoile, la station St Michel du RER B ou  le Musée d’Orsay ou encore  la Station Port Royal en 1996.

Ce furent aussi les lieux « juifs » comme la synagogue de la rue Copernic (1980) la Rue des Rosiers (1982) ou l’Hyper-Casher de la Porte de Vincennes.

Vendredi soir dernier,  pourquoi  avoir ciblé avec une précision  millimétrique l’arc qui s’enroule autour de la Place de la République et de sa statue ?

Parce que la République catin, athée et mécréante  doit être punie pour s’être convertie en chapelle  ardente dédiée aux journalistes de Charlie exécutés par les « frères djihadistes » ? Parce que le siège de Charlie était proche  et qu’il fut transféré à deux pas à Libération et donc que ce territoire est d’une façon ou d’une autre maudit ?

Possible.

Possible aussi que les Djihadistes dont il est difficile de suivre toutes les obsessions et quand bien même ils avaient manifestement l’intention de s’attaquer de manière simultanée au Stade de France aient d’abord consacré une nouvelle centralité parisienne.

Celle des flux et fêtes qui se sont organisés en moins de deux décennies  autour du Nord Est de la capitale. Voilà dix ou quinze ans, la rue Bichat était en effet une voirie lugubre bordant le noir Hôpital St Louis, la rue de la Fontaine au roi itou, le bd Voltaire était plutôt un égout à voitures et le Bataclan, scène parisienne fertile, faisait plutôt  figure d’exceptionnel isolat dans le quartier.

Aujourd’hui, la République pétille et phosphore à tous les carrefours entre X° et XI° . Hier lieu de passage des labeurs ouvriers, elle est  devenue lieu de vie. C’est  l’échangeur  et le fixateur  d’un archipel de start-upers  & upeuses, d’abeilles des nouvelles économies  qui se retrouvent à tchatcher a la sortie de leurs « ateliers », de leurs « agences », de leurs « labos » artisanaux  à haute valeur ajoutée  dans d’innombrables restos,  bars after et before, terrasses Bobo-Hipster en tous genres.

Des jeunes,  de la vingtaine jusqu’à la grosse trentaine, plutôt bien dans leur peau et plugués  sur l’économie monde. Des jeunes Bobos-Hipsters qui se convainquent dans leurs QG minuscules qu’il est possible de redonner la niaque au vieux monde à force d’applis, d’imprimantes 3D, de levées de fond, de manips digitales ….

Une jeunesse un peu dorée, entrepreneuse, tolérante, polie, interactive, créative, acquise aux métissages, cultivant des plaisirs plutôt raisonnables, tirant des joints par toutes petites taffes, buvant  sans trop se murger,  pas Halal  mais souvent tout aussi observante sur les prescriptions  du label Bio. Et si elle penche pour Voltaire, c’est plutôt dans une  version très  abrégée et  fort light.

Ces jeunes gens-là,  se projettent cependant avec une étonnante  ingénuité   dans un futur qu’ils jugent perfectible.  Perfectible et  réformable. Parfois même reprogrammable.  Le  futur tout court, ils y croient,  tout  minoritaires qu’ils puissent être, dans une Europe où le spleen, la précarité, la régression  pèsent si lourd.

Eux,  ils  persistent  à  croire avec la foi du charbonnier à une très durable  et très contagieuse  légèreté  démocratique de l’être. Y compris si cette bonhommie bouche en coeur en exaspère plus d’un

Pour  l’Internationale des Possédés de Daech, pour les snipers bourreaux qui ont le même âge que leurs victimes, qui sont de la même France  mais pas du même côté du mur, en revanche, c’est sûr,  cette assurance à la cool est un pied de nez  insupportable.  C’est même une menace. Un bas bruit de fond qui ne doit pas prospérer. Cette optimisme viral est  la négation de l’Apocalypse que le Bureau Politique des djihadistes sunnites appelle de ses vœux à grands seaux de sang.

L’énorme dessein de Daech, c’est en effet d’attiser le désespoir des jeunes hommes torches. Non par sadisme mais pour précipiter la fin des temps. Il suffit de lire la littérature de Daech en ligne en anglais mais aussi en français pour comprendre   qu’ils ne  sont pas des islamistes à la vieille mode cairote des Frères Musulmans.

Ceux-là,  nous les connaissons bien. A force, ils nous sont devenus  familiers mais ils  se sont démodés. Ils ne font plus rêver les fous de Dieu. Ils n’étaient finalement que  des léninistes  de mosquées  qui cherchaient le pouvoir en  se servant des sourates  comme de  chausse-pieds.

Les prophètes armés de Daech, c’est toute autre chose.

Eux sont des incendiaires du temporel. Ils  ne veulent pas aménager le monde  ou le dominer. Ils veulent l’anéantir. Ils veulent à haute voix  le chaos et la fin des fins.

Ils veulent mordre à pleine dents dans les  cendres de l’Histoire. La nôtre et aussi la leur que nous aurions  contaminée. Au bout : le riche et pâle linceul de la  parousie islamique.

L’énergie physique  destructrice est, c’est exact,  toujours formidablement  facile à libérer.  Plus facile que la force  de la construction qui ajuste  brique après  brique. Chromosome après chromosome.

Question : pourquoi déchaîner tant de foudres contre des innocents si candides ? La jouissance de la  violence gratuite ? La facilité ? Pas si sûr.

Peut-être  que lorsque ces  Croisés  du Croissant lâchent leurs rafales  sur les Bobos-Hipsters  sirotant de la limonade ou du Champagne, sur ces  grands ados tolérants, pacifistes, gentillets  et multiculturalistes, ils ne s’en prennent pas seulement à des fêtards.  Peut-être qu’Ils ne pilonnent pas seulement une nouvelle géographie parisienne de la nuit. Peut-être  qu’ils ne voient pas en eux seulement des pantins sans défense qu’on peut tirer comme des lapins.

Peut-être que ces Bobos-Hipsters  représentent à leurs yeux  une véritable menace de long terme. Bien plus redoutable  que  tous les identitaires   plutôt perçus par les Djihadistes comme des  cousins  éloignés.

Eh oui, un des grands cauchemars  du Djihadiste   pourrait bien être   un doux, un vulnérable, un désarmé, un jeune professeur Tournesol qui regarde les demoiselles dans les yeux et ne néglige pas le bas des reins, une jeune manageuse qui laisse voir ses jambes et ses cheveux et n’a pas honte de son corps,  un prosélyte sans catéchisme qui va simplement  prêchi prêchant que  le monde malade est réparable, qu’on  peut à force de culots, d’initiatives, de savoirs, de rires,  faire en sorte qu’il ne s’effondre pas sur lui-même   comme un ballon crevé.

Cette hypothèse d’une rédemption et d’une extension de la vie,  si fragile soit-elle, est à n’en pas douter  insupportable aux yeux des Djihadistes élevés dans le culte rétréci  d’un Dieu faucheur, vengeur, jaloux, croque-mort  qui aurait troqué la vieille miséricorde qu’il avait héritée du judéo-christianisme contre la seule radicalité nihiliste.

Il ne suffit pas  que les commandos-spectres  massacrent les bobos-hipsters et apparentés. Il  faut qu’ils instruisent le  procès en sorcellerie  de   ces infidèles,  de ces californiens d’Europe,   avant de les crucifier.

Dans le  Bataclan transformé en Temple, Ils deviennent donc des « idolâtres » qui sacrifient à une « fête de la perversité » (communiqué Daesch) .

Parce que le groupe « Eagles of Death Metal »  sacrifie aux divinités  païennes  forcément démoniaques ?

Parce qu’il chante  « Kiss The Devil » ?

Foutaises !

Le groupe californien serait plutôt, selon les experts du rock,  très second degré, cultivant l’humour à grosse louche de Rabelais et  à  coups de …   braguette du nom de leur dernier album…

Les Cavaliers de l’Apocalypse contre les Gentils ?

Ce serait aussi ça le scénario criminel  de vendredi soir ?

En tous cas, il y a de ça dans le choix des lieux et des cibles des fusillades. Dans cet acharnement à éviscérer et mutiler  des jeunes gens et des jeunes filles aux mains nues et sirotant des mojitos  juste parce qu’ils ne croient pas une seconde que la grande nuit ne va pas succéder aux promesses des aubes.

S’il  y a un  peu de vrai dans ce raisonnement, il faut aller au bout. Et discerner sous le tas  de cadavres  parisiens un petit filet d’espoir.  Reconnaître que la  force  que les Cavaliers de l’Apocalypse prêtent  à ces Gentils start-up-ers et autres Bobos-Hipsters est peut-être bien plus féconde, plus puissante et plus vitale qu’on ne l’imagine nous même.

La force collective des petites lumières contre celle de la rage suicidaire. Alors,  ces Hipsters Bobos,  ces sapeurs des terres promises, ces ravis de la crèche qui disent « Waouh » à tous bouts de champ,   ne seraient pas morts tout à fait pour rien.

Qu’on se le dise pour se consoler un peu : l’apocalypse aussi est mortelle.

Guillaume Malaurie

Soucre : Nouvel Obs

Guerre civile : La France est une vaste poudrière

A entendre parler les français sur l’avenir de la France, beaucoup sont persuadés de l’émergence prochaine d’une guerre civile.
Nous le découvrons tous les jours et le sentons confusément :  la France est une vaste poudrière dont les gouvernants et les médias occultent, de peur que nous voyions une réalité effrayante et incontrôlable.Des étincelles apparaissent au dessus de cette poudrière les unes après les autres, manif pour tous, bonnets rouges, agriculteurs en colère, etc… sans que cette dernière n’explose, et tous le monde se demande comment cela est-il possible.

Ces mouvements de protestations économiques et culturels inquiètes les élites qui se retrouveraient être la cible en cas d’éclatement.

Alors, afin de détourner une colère prévisible, on laisse volontairement une autre situation s’envenimer, et même surement favoriser. Celle du choc des civilisations qui ne va qu’en s’accentuant. D’un Coté, des gens issus de l’immigration, principalement musulmans, se sentant rejeté par la population autochtone et/ou ne désirant pas s’intégrer, vivant pour la plupart dans la pauvreté, certains profitants même du système. Et en face, une majorité exaspéré se sentant incompris et oublié, d’origine chrétienne, une classe moyenne en colère qui s’appauvrit.
Les manifestations suite aux meurtres de Charlie Hebdo n’étaient pas que pour défendre la liberté d’expression et encore moins pour soutenir l’hebdomadaire satirique mais reflétait aussi d’un raz-le-bol d’une population redoutant se perte d’identité ne supportant plus des terroristes islamisés faire la loi.

Les dés sont jetés. Reste plus qu’a savoir quand cela explosera…

Grèce : après la limitation des retraits, l’émission de CB à explosé

La massification du paiement par carte permettra de mieux évaluer les flux monétaires dans le pays.

Après la fermeture des banques et la limitation des retraits à 60€ par jour et par personne, l’émission de cartes bancaires à explosé pour atteindre un million en juillet.

La Grèce est le pays de l’Union Européenne où le paiement par carte bancaire est le moins élevé : 7 transactions en 2013 par personne contre 136 en France. Contraints d’avoir une carte pour effectuer leurs achats, cette crise bancaire risque fortement de changer les habitudes de paiements des Grecs.

C’est une étape supplémentaire dans le processus de suppression de l’argent liquide, et nous rapproche de la dictature totale, celle des banques

La prochaine crise : en 2015 d’après Jacques Attali ?

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L’avenir pourrait nous rappeler très bientôt que, depuis plus de vingt-cinq ans, une grande crise économique et financière s’est déclenchée tous les sept ans :

En octobre 1987, leDow Jones perd 22,6 % en une journée ; c’est le premier krach de l’ère informatique. La crise s’étend vite ; le 2 novembre 1987, Time Magazine fait sa couverture sur : « La panique s’empare du monde ». La Fed réussit à calmer le jeu.

En décembre 1994, alors qu’une euphorie des entreprises fondées sur Internet enfle dans la Silicon Valley, l’Orange County, tout à côté, spécule sur les marchés financiers, et se déclare en faillite ; un peu plus tard, une brutale et brève crise monétaire et financière asiatique se propage en Russie et au Brésil puis aux Etats-Unis. La Fed réussit là encore à maîtriser la situation.

Dès avril 2001, la bulle Internet, qui s’est formée depuis cinq ans, explose ; l’indice Dow Jones perd 7,3 % en une journée. Encore une fois, la Fed calme le jeu en inondant le pays de liquidités, qui se transformeront en crédits immobiliers.

A l’été 2008, l’explosion d’une bulle sur la titrisation des crédits hypothécaires déclenche une nouvelle crise, cette fois véritablement planétaire. Les banques centrales et autres prêteurs permettent une nouvelle fois, aux Etats et aux entreprises, de s’endetter à bas taux, sans pour autant obtenir qu’ils investissent et se réforment.

 

Nous approchons de la fin d’une nouvelle période de sept ans. Des bulles se sont partout reformées. Et si la croissance n’est pas au rendez-vous, ou si une crise géopolitique vient l’interrompre (en Ukraine, en Chine, au Brésil, ou ailleurs) ces bulles exploseront ; les taux d’intérêt monteront ; le financement des emprunts deviendra très difficile ; la mondialisation fera le reste et les marchés, qui ne disent plus la valeur du risque, seront une nouvelle fois pris de panique.

 

En toute logique, cette crise devrait se déclencher en 2015. Si on ne s’y prépare pas, elle sera pire que les précédentes, en particulier en Europe. Pour deux raisons : d’une part, parce que presque tous les jokers ont été utilisés -nul ne pourra s’endetter d’avantage- et la BCE, même en utilisant tous les moyens à sa disposition, y compris les plus hétérodoxes, ne pourra pratiquement rien. D’autre part parce que, à la différence des crises précédentes, le monde est loin d’être en paix ; les guerres et les menaces de guerres, civiles ou entre nations, se multiplient rendant les investisseurs plus frileux encore.

Il n’y aura alors plus d’autres solutions que de payer la note ; en clair, de rembourser les dettes ou de les annuler. Et cela ne pourra être fait, en particulier en Europe, qu’en mettant à contribution les détenteurs finaux des créances, c’est-à-dire les épargnants, qui verront leur épargne spoliée, non par l’inflation, mais par une ponction sur leurs comptes, comme cela fut le cas à Chypre (ce que permettent explicitement les accords récents sur l’Union Bancaire, dits de « bail in », même si c’est encore peu connu).

Il est encore temps de s’en rendre compte. Et d’agir. En particulier en Europe, en recréant les moyens d’une croissance saine et durable ; cela ne passe que par quatre moyens, qu’il faut d’urgence utiliser simultanément :

Une action pour faire baisser significativement l’euro relativement au dollar, qui suppose que les ministres des finances de la zone euro la demande enfin explicitement à la Banque Centrale.

Une relance de l’investissement, qui ne peut venir que par de grands projets publics, en particulier en matière de réseaux d’énergie et de télécommunication, financés par des eurobonds, ou par la BEI, ou par les diverses Caisses des Dépôts nationales. Encore faudrait-il que ces institutions cessent de s’accrocher à leur sacrosaint triple A, qui les paralyse.

Une accélération des réformes de structure dans l’Europe du Sud, en particulier en France, libérant les forces créatrices, comme l’ont fait, chacun à leur façon, avec le succès que l’on sait, les Allemands, les Anglais, les Suédois, et les Canadiens.

La recherche attentive de la paix, en particulier entre les Européens et leurs voisins de l’Est et du Sud.

 

Si tout cela n’est pas très vite entrepris, avec courage et ténacité, en particulier par les pays européens enfin rassemblés, bien des orages éclateront. Dans les 18 prochains mois.

Personne ne pourra prétendre qu’il n’était pas prévenu.

 

Source : L’Express

LES POLITIQUES ET NOUS…

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Sachant que toutes les décisions budgétaires sont prises par la Commission Européenne. Les états ne peuvent plus rien dire, mais il est vrai que le gouvernement actuel n’est pas obligé d’en rajouter une couche.

Que peut-on attendre d’une classe politique totalement déconnectée de la France d’en bas et de ses réalités quotidiennes ? Ces gens ne se soucient en aucune façon du peuple. Seule compte la préservation de leurs privilèges. Et ces derniers leur sont octroyés par la fonction qu’ils occupent ou ont occupée. Fonction obtenue par le biais d’élections, mais considérons les conditions de l’élection. La bourgeoisie au pouvoir a les moyens de s’offrir un personnel dévoué à ses intérêts : police, justice, presse, télé, radio, etc.…. Les campagnes électorales sont financées par elle, le rapport des forces est inégalitaire entre le candidat millionnaire et le militant ouvrier ou employé. La propagande des médias aux ordres a peu à peu inséré dans…

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par samrevolte Posté dans Autres