A 15 ans, elle crée une lampe torche alimentée par la chaleur de la main

Du haut de ses 15 ans, Ann Makosinski originaire du Canada a mis au point une lampe futuriste baptisée Hollow Flashlight. Ici ni pile, ni chargeur solaire, car l’énergie c’est vous. La torche produit une lumière à partir de la chaleur de la main. Une source de lumière potentiellement inépuisable.

Hollow-Flashlight

Ann Makosinski

Lumière gratuite et inépuisable

Après l’Américain de 16 ans ayant mis au point un outil de détection du cancer du pancréas et la jeune turque à l’origine d’un bioplastique issu de peaux de bananes, zoom sur une autre ado qui ne manque pas d’idées lumineuses.

Elle pourrait déjà travailler au CNRS et pourtant Ann Makosinski n’a que 15 ans. Baptisée Hollow Flashlight, son invention prometteuse vient d’être primée au Google Science Fair.

Avec cette torche nouvelle génération, fini les batteries et autres piles, exit les chargeurs solaires. La source d’énergie c’est vous. Ou plus exactement la chaleur dégagée par votre main. Autrement dit une énergie 100% gratuite et potentiellement inépuisable.

Une lampe creuse

La magie de la Hollow Flashlight (« lampe creuse ») repose sur l’effet Peltier, également appelé effet thermoélectrique. Selon celui-ci, l’énergie est générée à partir d’un déplacement de chaleur lorsque deux matériaux conducteurs, l’un chaud, l’autre froid sont rapprochés. La main apporte ici la chaleur à l’extérieur tandis que l’air ambiant refoidit l’intérieur de la lampe.

« Il y a plusieurs paires de métaux prises en sandwich entre deux plaques de céramique. Comme la partie de la main la plus chaude est la paume, c’est là que j’ai décidé de concentrer le système. C’est très simple : vous avez juste à placer la paume de votre main contre ces plaques et ça s’allume. » confie l’ado qui a commencé ses recherches à l’âge de 10 ans en participant à des concours d’inventions.

Des pistes d’application

Produite pour 25 dollars, cette lampe de poche révolutionnaire pourrait ouvrir la voie à d’autres applications. « Je pense qu’il existe un réel potentiel pour les appareils d’urgence, les kits médicaux. Cette invention peut également être utile pour les personnes n’ayant pas accès à l’électricité ou la lumière » ajoute Ann Makosinski.

Nicolas Blain

Voici la vidéo de présentation (en anglais) de la Hollow Flashlight

 

Source : Courant Positif

Accès à l’eau potable : le filtre à 2€ qui pourrait tout changer

Un chimiste indien a inventé un purificateur d’eau constitué de nanoparticules d’argent, dont les performances pourraient révolutionner l’accès à l’eau potable pour des millions de personnes dans le monde.

Transformer de l’eau impropre à la consommation en eau parfaitement potable, en quantité suffisante pour subvenir aux besoins annuels d’une famille de cinq personnes, et ce grâce à un simple filtre purificateur, fonctionnant sans électricité, et coûtant à peine 2 euros ? La chose sera peut-être bientôt possible, grâce aux travaux menés par le chimiste indien Thalappil Pradeep, de l’Institut de Technologie Indien de Madras (Chennai, Inde).

En effet, Thalappil Pradeep et son équipe ont réussi à mettre au point un prototype de filtre purificateur d’eau, doté d’un matériau composite à base d’aluminium couplé à des nanoparticules d’argent, dont les performances se sont révélées particulièrement intéressantes. Et pour cause, puisque ce filtre purificateur a permis de filtrer efficacement 1500 litres d’une eau initialement impropre à la consommation, en produisant au final une eau parfaitement potable. Tout cela d’une seule traite, sans que ce filtre soit réactivé ou nettoyé au cours de la phase de filtration.

Cerise sur le gâteau, le dispositif inventé par Thalappil Pradeep ne nécessite pas la moindre alimentation électrique : un atout de poids, puisque un grand nombre des 900 millions de personnes dans le monde qui n’ont pas d’accès à l’eau potable… n’ont également pas accès à l’électricité.

Le filtre purificateur d’eau conçu par le chimiste indien permet de tuer les virus et les bactéries contenus dans l’eau, tout en neutralisant des composés chimiques toxiques tels que l’arsenic ou le plomb.

Comment fonctionne ce purificateur d’un point de vue chimique ? En fait, son efficacité réside dans le recours aux nanoparticules d’argent. En effet, pendant que l’eau coule à travers le filtre purificateur, les nanoparticules d’argent sont oxydées, et relâchent alors des ions, ce qui a pour effet d’annihiler virus et bactéries, et de neutraliser certaines substances toxiques comme le plomb et l’arsenic.

Il est à noter que le prototype de filtre purificateur d’eau fabriqué par Thalappil Pradeep est un petit dispositif, qui pèse 50 grammes. Thalappil Pradeep estime que pour proposer un dispositif véritablement opérationnel, il faudrait construire un filtre à eau un peu plus gros, pesant autour de 120 g. Un dispositif qui, selon ses calculs, ne coûterait que deux euros et permettrait en contrepartie de procurer de l’eau potable à une famille de cinq personnes durant une année.

Cette invention a été publiée le 6 mai 2013 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), dans un article intitulé « Biopolymer-reinforced synthetic granular nanocomposites for affordable point-of-use water purification ».

Si les travaux du chimiste indien Thalappil Pradeep sont à l’évidence extrêmement prometteurs, il faut toutefois rappeler que le recours aux nanoparticules pour le traitement de l’eau n’est pas récent. Ainsi, en 2006, des chercheurs de l’université Rice (États-Unis) avaient déjà mis au point un dispositif recourant à des nanoparticules de rouille, qui permettait d’éliminer l’arsenic contenu dans l’eau (lire« Nanorust et Arsenic » publié par la Rice University suite à cette découverte).

Plus généralement, le recours aux nanotechnologies pour le traitement de l’eau est un champ de recherche qui se développe beaucoup depuis quelques années. Plusieurs applications innovantes ont ainsi vu le jour, comme par exemple le recours aux nanoparticules d’oxyde de titane pour dissoudre les polluants. Pour des informations plus complètes à ce sujet, on se reportera à cet article du Réseau Sciences et Développement « Les nanotechnologies d’épuration de l’eau : Faits et chiffres », qui détaille les différentes applications des nanotechnologies en matière de traitement de l’eau.

Signalons toutefois l’existence d’une inconnue de taille : les possibles effets sur l’organisme humain des nanoparticules susceptibles de se retrouver dans l’eau issue de ce type de procédé. Un point important, sur lequel les scientifiques qui travaillent dans le domaine des nanotechnologies appliquées au traitement de l’eau réfléchissent depuis plusieurs années déjà (lire cet autre article de SciDev « Le traitement de l’eau à l’aide de la nanotechnologie nécessite la mise en place d’une technologie innovante »). Concernant plus précisément le filtre purificateur d’eau inventé par Thalappil Pradeep, si les auteurs de cette invention confirment que des nanoparticules d’argent sont bel et bien présentes dans l’eau obtenue au final, ils estiment toutefois que cette présence ne représente pas un danger pour la santé. Un point que des investigations complémentaires devront toutefois venir confirmer, avant d’espérer une mise sur le marché de cette technologie.3

 

Source : Le Journal de la Science, Les blogs de Diplo et le Journal du Siècle

Démission du gouvernement bulgare après plusieurs jours de manifestations contre les prix de l’électricité

Sources : Le journal du siècle et Le Monde