La carte de France des pertes d’emplois

LE MONDE | 24.07.2013 à 11h59 • Mis à jour le 30.07.2013 à 09h59 | Par Jérémie Baruch et Jean-Baptiste Chastand

Comment la crise a-t-elle touché la France ? Cinq ans après la chute de Lehman Brothers et le début de la crise, Le Monde revient sur l’impact du ralentissement économique bassin d’emploi par bassin d’emploi. Entre Nemours (Seine-et-Marne), qui a perdu en quatre ans plus de 14 % de ses emplois, et Sartène-Propriano (Corse-du-Sud), qui en a gagné près de 20 %, les Français ont de fait vécu très différemment ces années de crise selon l’endroit où ils habitent. Les chiffres compilés par les organismes de recouvrement des cotisations (Urssaf) permettent de voir exactement l’impact du ralentissement territoire par territoire.

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Les données des Urssafs montrent ainsi que le quart nord-est de la France a nettement plus perdu d’emplois que l’arc qui va de la Bretagne aux Alpes. Alors que les régions fortement industrielles du Nord-Pas-de-Calais, de la Picardie, de la Lorraine ou de Champagne-Ardenne font figure de grandes perdantes, des zones entières de la façade atlantique et méditerranéenne ont de leur côté continué à créer des emplois. Néanmoins, le chômage a pu y augmenter, puisque les créations d’emplois peuvent ne pas suffire à compenser la hausse de la population active dans ces zones où la démographie reste très dynamique en raison des flux migratoires.

Les métropoles de l’Ouest ont particulièrement continué à créer des emplois avec une hausse de près de 5 % à Toulouse, 3,4 % à Nantes ou 3,2 % à Bordeaux. Les grandes villes affichent globalement des résultats plutôt positifs, même si les créations ont été moins fortes à Lyon, Lille ou Marseille.

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La Corse compte les six zones aux progressions les plus fortes, même si le taux de chômage y reste élevé. Par ailleurs, des bassins d’emploi très dynamiques, comme Vitré (Ille-et-Vilaine) – 5,9 % de chômage fin 2012 –, ont continué à créer de nombreux emplois. Dans une très mauvaise situation avec près de 12, % de chômeurs et plus de 10 % d’emplois détruits en quatre ans, Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) fait figure d’exception dans une zone géographique relativement préservée qui recoupe l’ouest et le sud-ouest de la France.

Mais les créations d’emplois n’empêchent pas forcément l’explosion du chômage. Le Languedoc-Roussillon, touché par un chômage endémique (14,5 %), compte de nombreuses zones qui ont moins détruit d’emplois que le reste de la France et qui en ont parfois même créé, à l’image d’Arles, Perpignan, Narbonne, Béziers ou Sète.

GRANDE PERDANTE

Si la moitié des zones ont perdu plus de 3,2 % d’emplois, seize d’entre elles ont particulièrement souffert de la crise avec des pertes supérieures à 10 % en quatre ans. Les zones qui affichent les plus fortes baisses ne figurent pas forcément dans celles au chômage le plus élevé. Nemours et Saint-Claude affichent les deux plus grosses pertes d’emplois (respectivement – 14 % et – 12,6 %), alors qu’elles ont l’un des taux de chômage les plus faibles de France. D’autres zones qui affichent aussi des taux de chômage très faibles, autour de 6 % fin 2012, ont davantage souffert que la moyenne, comme Rambouillet (– 9,4 % d’emplois), Molsheim (– 4,7 %), Versailles (– 4,2 %).

De fait, les zones qui ont perdu le plus d’emplois sont surtout celles où l’industrie joue un rôle important, comme la vallée de l’Arve dans la région de Chamonix (Haute-Savoie), Longwy et Remiremont en Lorraine. La petite zone d’emploi fortement industrielle de Tergnier (Aisne) affiche l’un des plus mauvais résultats, avec 16,2 % de chômage en 2012 et 10,75 % d’emplois détruits en quatre ans. Calais (Pas-de-Calais) est également dans une situation extrêmement difficile, avec 9,6 % d’emplois perdus en quatre ans et un taux de chômage qui culmine à 17,8 % fin 2012.

Sur les vingt zones d’emploi au taux de chômage le plus élevé fin 2012, douze ont détruit plus d’emplois que la moyenne en quatre ans. Des zones entières du Nord-Pas-de-Calais, comme Boulogne-sur-Mer, Roubaix, Maubeuge ou Valenciennes, ont ainsi plus fortement souffert de la crise, alors qu’elles affichaient déjà des taux de chômage élevés. De quoi faire de cette région, malgré l’exception lilloise, la grande perdante de la crise.

 

Les ZUS plus fortement touchées par le chômage

Au milieu du marasme économique national, la situation des zones urbaines sensibles (ZUS) est plus particulièrement catastrophique. Le taux de chômage y a atteint 23,1 % au quatrième trimestre 2012, contre 10,1 % de moyenne nationale – un écart de 13 points alors qu’il n’était que de 9 points en 2008.
Surtout, ces territoires urbains, déjà fragilisés avant la crise, ont été frappés par les quatre années de ralentissement économique. Ils ont été touchés à la fois plus durement et plus rapidement. Les données de l’Observatoire national des ZUS (Onzus) montrent que le taux de chômage hors ZUS est resté stable, autour de 9,5 %, entre 2009 et 2011. Dans le même temps, il augmentait de près de 4 points dans les ZUS.
Comment expliquer ce décalage ? Le manque de qualification des jeunes dans ces zones a pu jouer. Le taux de chômage des moins de 25 ans dépasse les 40 % dans les ZUS, contre 26 % au niveau national. Les difficultés des jeunes à décrocher un emploi lorsqu’ils sont issus de ces zones sont également établies. Face à ce constat, le gouvernement a tenté d’orienter plus spécifiquement ses mesures de politique de l’emploi sur ces jeunes, qui font le gros des entrées à Pôle emploi.
Un tiers des emplois d’avenir est normalement réservé aux jeunes de ZUS, pour lesquels une exemption permet même l’embauche de diplômés, alors que le dispositif est réservé aux non-diplômés pour les autres territoires. Malgré cela, le dispositif ne décolle toujours pas dans les ZUS. Seuls 15 % des emplois d’avenir signés jusqu’ici concernent des jeunes de ZUS. Et des départements très pauvres, comme la Seine-Saint-Denis font figure de lanterne rouge.

Source : Le Monde

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Les chaînes publiques grecques cessent d’émettre

Des centaines de personnes ont convergé vers les locaux de la chaîne à l'annonce de sa fermeture.

Des centaines de personnes ont convergé vers les locaux de la chaîne à l’annonce de sa fermeture. (Photo John Kolesidis. Reuters)

Le gouvernement a accusé le groupe de mauvaise gestion pour justifier sa décision. Les syndicats pointent une manœuvre à la «Ceausescu».

Les chaînes de la radio-télévision publique ERT ont cessé d’émettre mardi peu après 23h00 (20h00 GMT) et les écrans sont devenus noirs, l’émetteur principal situé sur une montagne près d’Athènes ayant été neutralisé par la police, selon une source syndicale. «C’est illégal. Le gouvernement a arrêté l’émetteur principal. Cela ressemble plus à un gouvernement de Ceausescu qu’à une démocratie», a déclaré à l’AFP le président du principal syndicat des salariés de la télévision, Panayotis Kalfayanis.

Le gouvernement grec avait annoncé quelques heures plus tôt mardi la fermeture immédiate des chaînes de télévision publiques grecques ERT, engageant par surprise une épreuve de force inédite avec les syndicats sous la pression de ses bailleurs de fonds internationaux. «La diffusion d’ERT s’arrêtera après la fin des programmes ce soir», avait déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement, Simos Kedikoglou, soulignant qu’ERT, qui est composée de trois chaînes, constitue «un cas d’absence exceptionnel de transparence et de dépenses incroyables. Et tout ceci prend fin maintenant» a-t-il dit. Kedikoglou a précisé que ce service public, où les grèves se multipliaient ces derniers mois pour s’opposer aux plans de restructuration, rouvrirait sous une autre forme, avec un nombre réduit de salariés. Tous les salariés actuels d’ERT, au nombre de 2 656, recevront une compensation et seront autorisés à postuler à nouveau à un emploi dans la nouvelle structure, a-t-il dit.

Cette mesure radicale et sans précédent a été annoncée sans préavis au moment où les chefs de file de la troika des créanciers de la Grèce (UE-BCE-FMI) sont à Athènes. ERT appartient aux multiples organismes d’Etat qui devaient être restructurés ou fusionnés, en vertu du protocole d’accord signé entre la Grèce et ses bailleurs de fonds. «ERT appartient au peuple grec… c’est le seul média indépendant et la seule voix publique, qui doit rester dans le domaine public (…) nous condamnons cette décision soudaine» a écrit le syndicat GSEE dans un communiqué. «C’est un choc total», a commenté auprès de l’AFP un journaliste de la rédaction, Pantelis Gonos, tandis que des centaines de personnes commençaient à affluer autour du siège de la télévision publique, dans la banlieue nord d’Athènes. «Le gouvernement, sans consultations ni discussions, a choqué tout le monde en annonçant la suspension à minuit de la télévision, tous les écrans vont être noirs et personne ne sait quand elle rouvrira», a-t-il dit. «En tant que journalistes, nous allons essayer de la maintenir ouverte et de poursuivre les diffusions jusqu’à ce qu’on nous ferme. Peut-être vont-ils faire venir la police ?» s’est-il interrogé.

Le syndicat de journalistes Poesy a appelé à une grève immédiate de soutien dans les médias privés. «Le gouvernement est déterminé à sacrifier la télévision publique et la radio» pour satisfaire ses créanciers, a déploré le syndicat. Le gouvernement avait rendu public dans la journée un texte législatif autorisant l’arrêt du fonctionnement d’un organisme public en cas de fusion ou de restructuration.

Selon les syndicats, en fermant ERT, le gouvernement remplit d’un coup l’objectif assigné par les créanciers de la Grèce de supprimer 2 000 emplois publics d’ici à la fin juin. C’est une «solution facile pour répondre aux exigences de la troïka», souligne le syndicat Poesy, tandis que la Confédération des fonctionnaires du service public Adedy a qualifié le texte législatif de «coup d’Etat».

Les hauts responsables de la troïka ont repris lundi à Athènes l’audit des comptes grecs et le contrôle des réformes parmi lesquelles figurent la réduction du nombre des fonctionnaires et la fusion ou la suppression des organismes publics. Lundi soir, les responsables de la troïka ont eu un entretien avec le ministre de la Réforme administrative Antonis Manitakis sur la restructuration du secteur public.

Source : Libération

La Suède ébranlée par une quatrième nuit d’émeutes à Stockholm

Les violences semblent avoir été déclenchées par la mort d’un homme dans la banlieue d’Husby, tué par la police alors qu’il brandissait une machette.

Dans la banlieue de Stockholm, le 21 mai.

La Suède a connu mercredi soir une quatrième nuit de violences dans des quartiers défavorisés de la banlieue de Stockholm, avec incendies de voitures, bris de vitres et jets de pierres par des groupes de jeunes.

Malgré l’appel au calme lancé par le Premier ministre, les émeutiers sont de nouveau sortis dès la tombée de la nuit mercredi, les violences se déplaçant de Husby, au nord de Stockholm, vers le sud. Le feu a été mis à un commissariat de police à Ragsved, dans la banlieue sud de Stockholm, a annoncé la presse locale. Il n’y a pas eu de blessé et le feu a pu être rapidement éteint.

« Une société divisée »

À Hagsätra, un autre quartier du sud de Stockholm, une cinquantaine de jeunes ont lancé des pierres contre la police et brisé des vitres, pour ensuite s’éparpiller dans différentes directions, raconte Selcuk Ceken, qui travaille dans un centre pour jeunes. Les jeunes avaient une vingtaine d’années et semblaient bien organisés, ajoute-t-il. « Il est difficile de dire pourquoi ils font ça », dit-il. « Peut-être en veulent-ils à la loi et aux forces de l’ordre, peut-être est-ce de la colère pour leur situation personnelle, comme le chômage, ou parce qu’ils n’ont pas d’endroit pour vivre. » Rouzbeh Djalaie, du journal local Norra Sidan, qui couvre Husby, signale les contrôles d’identité à répétition auxquels sont soumis les jeunes.

Des violences ont également eu lieu dans le sud du pays. À Malmö, deux voitures ont été incendiées, a annoncé la police. Au total en quatre nuits, des magasins, des écoles, un commissariat de police et un centre culturel ont subi des dégâts. Un policier a été blessé dans les dernières violences et cinq personnes ont été arrêtées pour tentative d’incendie.

Les émeutes semblent avoir été déclenchées par la mort d’un homme de 69 ans dans la banlieue d’Husby, tué par la police alors qu’il brandissait une machette, ce qui a déclenché des accusations de brutalité policière. Les troubles se sont ensuite étendus de Husby, où vivent de nombreux immigrés, à d’autres banlieues pauvres de Stockholm. « On a une société qui devient de plus en plus divisée et où le fossé se creuse, à la fois socialement et économiquement », commente Rami Al-khamisi, cofondateur de Megafonen, un groupe qui milite pour le changement social dans les banlieues.

Voitures en feu

Les émeutes sont pour l’instant moins graves que celles des deux derniers étés au Royaume-Uni et en France, mais sont là pour rappeler que même dans des lieux moins touchés par la crise financière que la Grèce ou l’Espagne, les pauvres, et en particulier les immigrés, ressentent durement les politiques d’austérité. Les images de voitures en feu diffusées par les télévisions sont un choc pour la Suède, réputée pour sa politique de justice sociale ainsi que pour son hospitalité envers les réfugiés. « Je comprends pourquoi beaucoup de gens qui vivent dans ces banlieues et à Husby sont inquiets, en colère et préoccupés », a déclaré la ministre de la Justice Beatrice Ask. « L’exclusion sociale est une cause très importante de nombreux problèmes. Nous comprenons cela. »

Après des décennies de « modèle suédois » fondé sur un État providence généreux, le rôle de l’État en Suède a fortement diminué depuis les années 1990, entraînant la hausse des inégalités la plus forte de tous les pays membres de l’OCDE. Près de 15 % de la population suédoise est d’origine étrangère – la proportion la plus élevée de tous les pays scandinaves. Le taux de chômage touchant cette population est de 16 %, contre 6 % pour les Suédois « de souche », selon les chiffres de l’OCDE. Le journal de gauche Aftonbladet qualifie « d’échec cuisant » les politiques gouvernementales, qui ont, dit-il, soutenu le développement des ghettos dans les banlieues.

Signe des tensions croissantes, un parti anti-immigration, les Démocrates suédois, pointe en troisième place dans les sondages en vue des élections législatives de l’an prochain. « Nous n’avons pas réussi à donner un espoir à bon nombre de personnes qui vivent en banlieue, » a déclaré au journal Svenska Dagbladet Anna-Margrethe Livh, membre du Parti de gauche (opposition).

Source : Le Point

73 millions de jeunes chômeurs dans le monde en 2013

Aucune amélioration du marché du travail des jeunes n’est à attendre à moyen terme, avec un taux de chômage mondial des 15-24 ans attendu à 12,8% en 2018 contre 12,3% en 2013, selon une étude de l’Organisation internationale du travail (OIT) publiée mercredi.

En 2013, à l’échelle mondiale, il y aura près de 73,4 millions de jeunes chômeurs, une augmentation de près de 3,5 millions depuis 2007 et de 0,8 million depuis 2011, selon le rapport « Tendances mondiales de l’emploi des jeunes ».

Globalement, entre 2012 et 2018, le nombre de jeunes chômeurs va augmenter de plus de deux millions, ce qui équivaut à une progression de près de 25%.

« En 2018, le taux de chômage des jeunes devrait s’élever à 12,8% (contre 12,6% en 2013), avec des disparités régionales croissantes », prédisent les experts de l’OIT.

Les économistes estiment que les économies avancées devraient enregistrer des « améliorations » qui seront compensées par une dégradation de la situation dans d’autres régions, principalement en Asie.

« Un des éléments les plus effrayants est la méfiance des jeunes générations actuelles vis-à-vis des systèmes politiques et socio-économiques », estime l’OIT.

« Une partie de cette méfiance s’est exprimée à travers des manifestations politiques, tels que les mouvements anti-austérité en Grèce ou en Espagne » où les jeunes chômeurs représentent plus de la moitié des jeunes actifs, explique l’organisation internationale basée à Genève.

D’une façon générale, l’OIT se montre particulièrement inquiète quant à la situation actuelle dans trois régions — les économies développées et l’Union européenne, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord — où le chômage des jeunes s’est envolé depuis 2008.

Dans les économies développées et l’Union européenne, le chômage des jeunes a ainsi bondi de 24,9% entre 2008 et 2012.

Le taux de chômage des jeunes dans cette même région a quant à lui atteint 18,1% en 2012 et selon les dernières prévisions de l’OIT il ne devrait pas passer sous les 16% avant 2018.

A moyen terme, le taux de chômage des jeunes devrait subir une nouvelle pression quand ceux qui continuent d’étudier faute de débouchés professionnels arriveront sur le marché du travail.

Si la situation des jeunes dans l’UE fait régulièrement la Une des médias, l’OIT relève que « les régions en développement sont confrontées à des défis majeurs en termes d’emploi des jeunes, et enregistrent d’importantes divergences ».

Ainsi, le taux de chômage des jeunes devrait atteindre 30% au Moyen-Orient en 2018 (contre 28,3% en 2012) et 23,9% en Afrique du Nord (contre 23,7% en 2012).

En Asie, la situation est nettement plus favorable actuellement mais elle devrait se dégrader, enregistrant en 2018 des taux de chômage des jeunes de 10,5% en Asie de l’Est (contre 9,5% en 2012), de 14,3% en Asie du Sud-Est et Pacifique (contre 13,1% en 2012) et de 9,8% en Asie du Sud (contre 9,3% en 2012).

En Amérique latine et Caraïbes, ce taux devrait aussi progresser, de 12,9% en 2012 à 13,6% en 2018. Il devrait rester stable, à 11,7%, dans les pays d’Afrique sub-saharienne.

Source : Boursorama

Olivier Delamarche – 9 avril 2013 – Intégrale Placements – chômage réel au USA à 18%, gaz de schiste catastrophe écologique et économique : la manip pour tous

Le taux de chômage officiel en France dépasse les 10 %

Le taux de chômage en France a bondi à 10,2% au quatrième trimestre 2012, soit 0,3 point de plus qu’au trimestre précédent, franchissant les 10% de la population active en métropole pour la première fois depuis la mi-1999, a annoncé jeudi l’Insee. […] suite sur Romandie.com

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